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jeudi 10 mars 2011

2012... et le sondage entendu


On ne recule plus devant rien, le ridicule ne tue plus, et la politique est devenue l’art de l’entendu collectif vide de sens.

Il y a eu un 21 avril 2002,  il y a maintenant un 6 mars 2011. Et après un Jean-Marie Le Pen présent au second tour de l’élection présidentielle, c'est au tour de Marine Le Pen d'être victorieuse du premier tour de sondage présidentiel.

Face à "ça", nous prenons tous, un air entendu et complice sur le fait que c’est rudement bien joué, qu’on a bien compris à qui profitait le crime, et qui était donc l’auteur de ce plan aussi nauséabond que machiavélique. Tous ... sauf moi.

Je ne n'explique ni l’idée, ni l’objectif. Et je me demande dans quelle mesure on ne considère pas que ce cataclysme qu'on veut organisé et fomenté par les

mercredi 2 mars 2011

ainsi va le monde... aujourd'hui


Paradoxe, quand tu nous tiens

Galliano, totalement désinhibé par l’alcool, nous révèle en voyant le fond de son verre, celui de sa pensée, aussi vide l’un que l’autre. Hitler est son idole, et j’en passe et des meilleures. Thierry Mariani, qui ne boit pas, lui, est plus diplomate et nous explique qu’un débat sur l’Islam est nécessaire car c’est la seule religion qui pose problème. Et comme nous sommes dans la diplomatie, évoquons rapidement le cas de MAM, remerciée pour avoir… menti. Monsieur Fillon, considère que la raison de son départ est politique et non morale. Parce que, et tant pis si vous pensiez le contraire, morale et politique ne sont pas nécessairement liés.

Dans le reste du monde, on ne compte plus les pays épris de liberté, et en Tunisie « dégage » n’est plus un slogan mais un « way of life ». La Libye vit un vrai drame humain où l’aviation militaire tire sur la population. L’honneur du monde est sauf, l’assemblée générale de

jeudi 24 février 2011

Aux sachants ...


Un petit billet nocturne, une fois n’est pas coutume. Celui-ci sera particulier, relevant plus de l’état d’esprit que d’un cas d’espèce.

Je lis beaucoup ici et là des commentaires de toutes sortes sur les différents profils de ceux qui suivent et donc participent aux révolutions du moment, et au-delà, l’expression d’avis aussi tranchés que définitifs sur la vie publique en général.

De façon liminaire, précisons que le terme révolution me semble inapproprié. Compte tenu du caractère pacifique des

mercredi 23 février 2011

... et pourtant elle tourne


Il devient difficile d’assumer le rôle du serveur de ce modeste bistrot de quartier, sans tomber dans la critique systématique et le jugement perpétuel de la vie de notre société. Pourtant…

Comment pouvoir faire autrement ? Le monde tourne étrangement.

Aujourd’hui, une population se fait tirer dessus par l’aviation déchaînée d’un despote usé, deux pays, la Tunisie et l’Egypte semblent sur la voie de la postérité, et pendant ce temps en France, on disserte sur la maladie d’Alzheimer - une horreur s’il en est - et l’on apprend que Jacques Chirac se rend au salon de l’agriculture.

On aura beau dire que pourtant elle tourne la terre, il n’en demeure pas moins que tout est relatif.

Tandis que des peuples entiers font renaître l’espoir d’un monde meilleur, d’un monde nouveau, de notre coté, nous nous interrogeons sur la place que nous allons octroyer à

dimanche 20 février 2011

La France on l'aime comme on doit aimer


Je suis dans l’avion qui m’amène de Tunis à Paris, une question bien saugrenue me taraude, où vais-je ?

Mais en France voyons. Ah oui ?... Ben parlons-en alors.

La France je l’aime, donc je critique ce qu’on en véhicule, et je ne suis pas certain que ceux à qui on demande de la quitter soient vraiment les bons. L'amour, même pour sa nation, induit l'exigence de l'excellence, le refus de toute forme de médiocrité. L'amour même pour sa nation est donc inclusif de la critique.

Car, on n’a eu cesse de le répéter, mais c’est peut-être plus audible aujourd’hui, les musulmans ne sont pas les obscurantistes rétrogrades qu’on a bien voulu nous faire croire,  qui menacent l’identité d’une nation, s’accaparent un pays, en travestissent la culture, maltraitent les

vendredi 11 février 2011

Islam danger, Monsieur le Président, ça commence à bien faire - Contribution d'un habitué du Bistrot Olivier Collas

Je reproduis in extenso le billet que m'a fait parvenir un des piliers du Bistrot, Olivier Collas. Le ton est juste, l'analyse est fine. 


Par Olivier COLLAS

Islam danger, Monsieur le Président, ça commence à bien faire…

Avec vous, à ce train-là, le populisme a encore de beaux jours devant lui, et votre fonds de commerce va prospérer !
Savez-vous que l'Islam n’est pas plus dangereux que le Christianisme, mais pour vous c’est tellement plus commode de jeter cette confession à la vindicte populaire. Une fois de plus, nous sommes face à l’histoire de la paille de la poutre et de l’œil du voisin, et vous avez une bonne réserve de bois… Ce sont bien les extrémistes de tous bords et de toutes régions du globe qui représentent une menace, mais pas spécialement l’Islam. Si ma mémoire, ou

mercredi 9 février 2011

Même plus drole


Ca va être un des billets les plus difficiles à écrire. Le dépit. Le découragement. Une sorte de cauchemar. On nous posait la question sur l’identité nationale… Ca m’a tourmenté pendant des mois. Effectivement, c’est quoi, se sentir Français ? Aujourd’hui j’ai la réponse. C’est ressentir ce que je ressens en réaction aux… puérilités de nos dirigeants.

Un mélange de honte, de colère, le tout sur fond de rage profonde. Non mais sérieusement, comment peut-on être aussi peu respectueux de la fonction qu’on occupe ? Pendant que

mardi 8 février 2011

Débout !


L’Orient se lève comme un seul Homme, ou presque, conscient qu’une liberté est possible, conscient que La Liberté existe. Sursaut démocratique ou prise de conscience soudaine qu’une société doit être axée sur l’être humain ? Depuis quelques années, on a peut-être oublié un facteur pourtant de base : toute société, toute civilisation, toute entreprise trouve sa genèse et sa fin dans l’être humain.

Un être humaine qui aspire et qui respire. Un être humain qui aime et qui souffre. Un être humain qui ressent et qui vit. Un être

vendredi 4 février 2011

Madame le Ministre...


Madame Le Ministre,

Une lettre ouverte, je me répète n’a pas pour vocation, soyons honnête, d’être lue par son destinataire, je ne me fais donc pas beaucoup d’illusions… mais il n’en demeure pas moins qu’il ne faut pas se taire, sous prétexte qu’on pense sa parole inaudible… l’actualité récente de la Tunisie, l’a prouvé s’il le fallait. Renoncer, c’est abdiquer, et abdiquer c’est être lâche, c’est tourner la tête pour ne pas voir ce qui est dérangeant. Je pense qu’une des leçons que nous devons retenir des évènements en

mardi 1 février 2011

La Langue arabe en France

... Où nos politiques découvrent que finalement, avoir des arabes en France, qui conservent leur culture, ce n'est pas antinomique de l'intégration, bien au contraire.

...Où nos politique découvrent que finalement l'arabe ce n'est pas que les problèmes de banlieues, mais c'est une culture, ce sont des pays, ce sont des peuples.

... Où nos politiques découvrent que l'arabe, ce sont de belles nations.

... Où nos politiques sont contraints de voir en face une réalité flagrante, l'arabe n'est pas celui qu'on croyait.

Merci la Tunisie, merci les tunisiens, votre révolution va bien au delà de ce que vous pensiez, bien au delà de ce vous croyez, bien au delà de ce que imaginiez, bien au delà de ce dont nous rêvions.

Un peuple se soulève, et c'est toute une nation qui relève la tête.



mardi 25 janvier 2011

Cote d'ivoire, c'est une ancienne colonie française ?

Un ami, français je précise, et non ivoirien, m'envoie ce jour cette carte publiée en son temps par le figaro (le 7 janvier 2011). Le trait en pointillé rouge marque la séparation entre le nord, tenu par les forces nouvelles, appelé Zone rebelle, et le sud zone légitimiste, restée acquise à Laurent Gbagbo.

A la lecture de cette carte, je suis surpris de voir le score de Ouattara dans la zone qu'il contrôle totalement et où il dépasse les 92%. Ca me rappelle les années "fastes" de Ben Ali. Et je suis encore plus étonné, face à ce constat factuel, de la réaction de la communauté occidentale. Et moi, Franco- tunisien, quand je vois des scores de ce niveau, j'ai une vague tendance à me méfier. Et je me méfie d'autant plus que la "police internationale" est déjà sur place !

Il disait quoi Le Président Sarkozy ? "La puissance Coloniale (...) est toujours illégitime à prononcer un jugement sur les affaires intérieurs d'une ancienne colonie. (...) je revendique cette réserve" ? Non pas ça. Non, là où il dit que Gbagno doit partir à la fin de la semaine. Là où il dit que le président élu par le peuple est Monsieur Ouattara. Ah oui ! Il a dit

dimanche 23 janvier 2011

de quoi parler alors ?

Je ne vous parlerai pas de la Tunisie. Je ne vous parlerai pas de... Bon, certes, effectivement, la redondance est volontaire, c'est bien compliqué de ne pas parler de la Tunisie. On ne parle que de ça, ou que j'aille, quoi que je lise, quoi que je regarde, on ne parle que de la Tunisie. Alors de quoi je viens bien pouvoir vous parler ?

La politique française ? Elle est dans ses petits souliers depuis ses maladresses diplomatiques catalysées sur la malheureuse Michèle Alliot-Marie dont on a honteusement déformé les propos. Elle ne s'excusera pas, et pourquoi le ferait-elle ? Ce n'est pas comme si elle avait proposé à un dictateur une aide policière pour remettre en selle son autoritarisme vacillant, sur fond de préservation des civils. Et ce n'est pas comme si cette aide policière avait permis à ce même dictateur de pouvoir continuer à brimer son peuple. Ce n'est pas comme si elle avait proposé son aide à un régime qui a fait une centaine de morts en moins de deux semaines. Alors pourquoi s'excuser, je vous le demande ? J'ai toutefois une petite question à Madame Michèle Alliot-Marie. Que vouliez vous dire exactement ? Parce que vous nous expliquez depuis 10 jours que vos propos ont été déformés sans jamais

lundi 17 janvier 2011

On en est où ?

Waouh... 
Bon, on en est où ?
Ah oui... Je n'écrirai pas sur la Tunisie. Je persiste et signe, mais qu'est ce que j'en ai parlé depuis une semaine !! Ceux qui m'ont suivi sur Twitter comprendront, les autres... allez voir !! (@guellaty). Et entre Twitter, et les autres actions, on n'a pas arrêté. 

Car pendant que le peuple tunisien révolutionnait son pays, la perception des Arabes, la perception des musulmans, la portée du web 2.0, pendant qu'il redonnait au monde entier son vrai sens au mot "démocratie", pendant qu'il adressait un message international à tous les dirigeants qui auraient des velléités

jeudi 13 janvier 2011

Zemmour... déjà condamné

Monsieur Zemmour, la réalité la plus brutale n'est pas celle que vous croyez. Vous connaissez l'histoire de la poutre, de la paille et du voisin ? Monsieur, les raisonnements que vous exposez pour essayer de défendre votre immaturité médiatique, pour essayer d'expliquer le fruit de votre grande suffisance péremptoire, Monsieur, ces raisonnements n'abuseront personne, même pas vous. Monsieur Zemmour, la réalité brutale est le vide abyssal de votre raisonnement.

Vous avez voulu tenter une ultime provocation, et c'était celle